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.à propos de Celestial Movements, de Bernd Kistenmacher In English !
 
     
 
celestial movements




Merci à Julien Perrin pour les photos, extraites de sa video > single collection

 
Petit Poucet sidéral

Je plonge mon corps dans cette nappe épaisse et lourde. Je connais ce son, des bribes de souvenirs remontent : Vangelis "The Bounty" et senteurs de ponts de bateaux trempés par l'eau salée.
Bernd Kistenmacher est de retour comme à l'avant de la proue d'un galion, fier et conquérant. Il utilise ses plus beaux atours, ses nappes, ses solos implacables.La nappe s'enfonce dans la brume pour laisser la place à une angoissante progression tenue par un battement de cœur, tempo de la vie, de l'espoir dans un monde immense et enivrant composé de sons étranges. Bernd est un compositeur et ce depuis la nuit des temps saura-t' il dire. Mélomane averti durant les deux premières décades de sa vie, il utilisera les trois suivantes pour s'exprimer via sa musique. Tel un petit Poucet sidéral, il jalonnera son chemin de dix huit petits cailloux blancs.

Bernd est un battant. Il aura livré de belles batailles et en aura perdu d'autres. Mais celle ci, celle qu'il est en train de mener en ce moment avec cet album est splendide. Elle a le goût de la survie, structurée et imposante, à l'image de ce très beau morceau "In Face of Saturn", comme une marche régulière donnée donc par un rythme imposé. Bernd est dans son élément avec sa lutherie. Il joue avec un plaisir sans borne avec l'électricité et les résultats de ses ondulations au travers de ses claviers autant vintage que très récents. Sa musique est entre mille reconnaissable : évolution, solos, strates pures de sons clairs, expressifs et vivants, de longues pièces oscillant entre 12 et 19 minutes de musique.
Fer de lance de la Berlin School, Mr Kistenmacher est dans cet album au top de sa forme. Moins froid et moins chirurgical que certaines images qu'un jeune public peut se faire de cette musique instrumentale, Bernd prouve une nouvelle fois sa capacité d'introduire dans ses paysages sonores des émotions très fortes. Il est indéniable qu'il est le plus grec de tous les musiciens Berlinois.
Son amour et son respect pour le grand maître Vangelis Papathanassiou, ainsi que son talent de compositeur et de pianiste, lui permettent de proposer tout au long de cet album aux effluves très "Soil Festivities", une qualité hors norme. Ainsi dans l'utilisation de solos très distincts et hauts à la manière des trompettes de Jéricho très célestes ou bien à la façon de fonder la trame de ses compositions en usant une ligne de basse très stable et rassurante, Bernd a les pieds sur terre et la tête si haute dans les cieux. Peu d'entre eux savent le faire... Ah si ! Son ainé : un autre Berlinois né en 1947 !
"Colliding Stars" est mon morceau préféré. Extrêmement bien monté, il n'y a pas un moment de mou : des chœurs à faire fondre la banquise tout en vous glaçant de respect, des légères séquences très aigües qui vous pétrifient sans appel, un roulement de tambour belliqueux, une profondeur abyssale. Le ton est donné avec cette trame germanique à souhait : petites clochettes à la "Mirage", discrètes et insistantes. Ce morceau est bizarrement relaxant : une induction, une coulée de plaisir, respect !

Puis arrive un grand morceau : "Eternal Lights", le plus cinématographique de l'album. Il a toute la profondeur d'un piano à queue, les chœurs, un thème imparable que l'on pensait possible que dans l'imagination de monstres comme Mark Isham, Trevor Jones et Hanz Zimmer, une légèreté irlandaise ou écossaise, une sensibilité aussi très proche comme l'un de nos compositeurs français, Bertrand Loreau (un autre qui a tout compris de Vangelis). Il est un de ces morceaux majeurs qui s'insère et s'incruste dans nos mémoires aux capacités insondables mais qui, à la moindre émotion, saura arriver en fond sonore instantanément. Jeu de clochette et de cloches dans un lointain brumeux, une nappe à la "Full Circle" de Colin Towns pour clôturer ce chef d'œuvre.

Et enfin, "Living between Asteroïds" (20 minutes) part sur les chapeaux de roues. Imaginez "Won't get fooled again" des Who servant au générique d'une série connue actuelle : "Les Experts".
Piano électrique nerveux, tempo à fond, dans un style quasi disco, véritable mur sonore puissant et lancinant qui pourrait en repousser certains je l'admets, mais en insistant encore et encore on parvient à découvrir toute la virtuosité pianistique de Bernd s'éclatant comme un fou sur son clavier, rapide, juste totalement survolté. Avec le tempo dans le dos, comme pulsé à la façon d'une boule de flipper entre les bornes électriques comme une énorme boule à facette Glitter (vaisseau spatial scintillant) tiltant sur les astéroïdes, je vois bien le clip là les gars : c'est brillant, plein de paillettes et ça booste !
Enfin, passée cette intro flashy, des nappes prennent le relais de cette frénésie jouissive, le piano va bien toujours et l'on retrouve la belle ligne de basse que Bernd aime depuis "Wake up in the sun" ou "Kaleidoscope", imparable ! C'est le Gene Simmons (bassiste de Kiss connu pour la longeur de sa... langue !) de la Berlin School (imaginez Bernd maquillé... sic...). Puis on retourne donc à une musique plus ambiante pour mieux revenir au tempo ! C'est un excellent mariage du chaud et du froid ! Bernd nous prouve tout son humour germanique dans ce morceau ! Véritable disco-mobile survolté qui monte au paroxysme éjaculatoire pour terminer sur un son d'orgue ENORME très "The Who" ! C'est superbe, décalé, gonflé, plein de testostérone, une belle claque dans la gueule !
Fermez les yeux et imaginez l'ambiance de "Phantom of the Paradise" de Brian de Palma. On y est ? Merci Bernd !

Un grand coup d'éponge plus tard : un piano seul, profondeur sonore d'une douce reverb... et ce sublime thème : 3 minutes 22 que l'on voudrait éternelles...
Transformation de nos émotions, illusions et espoirs, en un son des fines lamelles de fer de ces petits orgues de barbarie en ferraille.
Dernier vestige musical revenu de là-haut ?
Et je pleure... 

olivier begue

Olivier Bégué > 25-01-10

Celestial Movements - Bernd Kistenmacher - real. : MellowJet

 

Just as Hanzel

The sound enters and disappears in to the mist, making room for a progressively stressed heartbeat, a sign of life and hope in this huge and exhilarating world made of strange noises.
Bernd is a composer "since the begining of time" as he would say himself. A music lover for the first two decades of his life, he would use the following three to express himself through the creation of his own music. Just as Hanzel dropped stones behind him so did Bernd in leaving 18 albums sidereal.
Bernd is a fighter. Winner of some great battles in his life, he has also lost some. But this one, the one he is fighting at the moment is the best one of all. His latest release tastes a little of his survival. Well-structured and imposing.
A fine example is heard in "In Face of Saturn". As a steady pace is given by the imposed rhythm. Bernd is in his element with his equipment, playing with a pleasure knowing no boundaries. Shaping electrical waves with his vintage and modern keyboards. His music is easily recognised: evolutionary, solos, layers of pure clear sound, expressive and vibrante. Oscillating sequences between 12 and 19 minutes long.
A Spearhead of Berlin School, Mr Kistenmacher is heard at his best in this new release. Bernd proves again his capacity to paint in to his soundscapes some very strong emotions. It's undeniable that Bernd is the most Greek-like of all the German musicians.
His love and respect for the famous master Vangelis Papathanasiou, aswell as his talent for composing and the piano allows him to offer throughout this very inspired "Soil Festivities" era an above standard quality. With the use of very distinct and high pitched solos similar to celestial Jericho trumpets. He builds his framework on the foundations of his compositions with a very solid and secure bass line. His feet are on the ground but his head above the cosmos. Something rarely achieved ... Oh yeah I know someone else... his elder... another Berliner born in 1947...
"Colliding Stars" is my favourite part. Extremely well mastered and without any low points. Choirs capable of melting icebergs whilst chilling your soul with respect. Some of the lighter sequences are quite sharp petrifying you without warning, a bellicose drum roll, a profound abyss. The tone is set. This typical German framework... of tiny bells "à la Mirage" discret and persistant. This piece is strangely relaxing. An induction, a flood of pleasure. Respect.
Then came the "Eternal lights" the most cinematic part of this album. With all the depths of a grand piano, choirs, and an irrefutable theme that could only be composed by one of the greats like Mark Isham, Trevor Jones and Hans Zimmer. Comparable to an Irish or Scottish melancholy ballad, quite close to one of our French composers Bertrand Loreau..(another who understands the Vangelis way). One of these pieces rests embedded and encrusted in our fathomless memory but is evoked instantly like an emotion that marked us deeply. Bells and tinkerbells play in a distant haze. A foggy sound as in Colin Towns's "Full Circle" closes off this masterpiece...
And so "Living between Asteroïds" shoots out of a cloud of smoke. Imagine the infamous song from The Who that was used as the title song of a well known tv series. The Experts.
A nervous electric piano, a strong tempo, in an almost discoesque style, a veritabe haunting strongwall of sound; that could push some over the edge I admit, but if you persist you discover all the virtuosity of Bernd the pianist who goes crazy on his keyboard, in total over drive. With the beat behind him pulsating like a pinball being flipped from one contact to another or like a an enormus Discoball (sparkling spaceship) bumping into asteroids. After this flashy intro, some calm waves take over this frenzied kick off, the piano continues on and we recover the perfect bass line that Bernd loves to play ever since "Wake up in the sun"and "Kaleïdoscope". He's the Gene Simmons (bass player in Kiss well known for the lenght of his.... tongue) of the berlin School (imagine Bernd with make-up ??). Then it returns to an ambiant music that eases us back into the tempo. A perfect marriage between hot and cold! Bernd shows us his German sense of humour in this piece. A boosted mobile-disco that mounts to orgasmic heights. To finish: a huge and deep Church organ very The Who-like! Super, off the rails, ballsey and full of testosterone! A good slap in the face ! Close your eyes and imagine the ambiance of Brian de Palma's "Phantom of the Paradise"... Have you got it? Thanks Bernd.
A big wipe-out comes after that.
A piano solo, a deep sound from a soft reverb... and this sublime theme. 3 minutes 22 seconds makes us wish it would never end.
Transforming our emotions, illusions and aspirations, in to a sound like the small bands of metal that ping on a child's music a box
Is it the last musical relic, sent back from above?
And I cry... 

olivier begue

Olivier Bégué > 25-01-10 > Translation : Jennie Crawford

Celestial Movements - Bernd Kistenmacher - real. : MellowJet

 

Autres CDs de Bernd Kistenmacher

Head-Visions (1986)
Wake Up In The Sun (1987)
Kaleidoscope (1988)
Outlines (1989)
Characters (1991)
Live & Studio Tapes (1992)
Starting Again (1995)

Stadtgarten Live (1995)
Thoughts (1996)
Compiled Dreams (1997)
Contrasts Vol I (1998)
Contrasts Vol II (1999)
My Little Universe 8 CD-Box (1999)
Un Viaggio Attraverso L'Italia (2001)
La plupart de ces titres sont au cosmiccatalogue !  
> plus d'infos sur les sites de Bernd : blog / MySpace / YouTube  

 
 
   
 
     
   
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