
| Dominique Perrier joue aux côtés de Jean Michel Jarre depuis très longtemps. Il l'a rencontré en 1973, durant l'enregistrement de l'album « les Paradis Perdus » de Christophe pour lequel Jean-Michel avait écrit les paroles.Dominique jouait alors des claviers (l'Eminent sur « Les Mots Bleus », c'est lui). Avant de rencontrer Jean-Michel, il a composé divers arrangements, tel que « Asturia » qui fut joué par Francis Rimbert, et par Jean-François Perrier, son frère, puis ensuite pour le groupe « Il était une fois ». Dans les années 70, il a fondé le groupe Space Art avec son ami Roger Rizzitelli, suivant de près Oxygène avec une musique synthétique parfaitement maîtrisée et inspirée (Onyx, Trip in the Center Head). Dans les années 90, il est un membre essentiel du groupe Stone Age qui mêle brillamment la musique celtique à l'électronique. Doté d'une solide culture musicale et d'une grande expérience de la musique électronique, il est intervenu dans les projets de Jarre dès les Concerts en Chine. Sur scène, il est très souvent chargé des solos les plus délicats. |
texte extrait d'un site sur J.M.Jarre http://oxygenejmj.free.fr/partenaires/perrier.html |
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Dominique Perrier - Space Art
J'ai récemment été contacté par un acteur important de la musique élèctronique hexagonale : Dominique Perrier, ce nom vous dit-il quelque-chose ?
Ce musicien, avec son collègue Roger Rizzitelli, peuplé nos rêves dans les années 77/78 et leur disque à tourné des dizaines de fois sur nos platines.
Space Art avec l'album éponyme et la fameuse pochette, le clavier aux touches couleurs de l'espace... Analogique quand tu nous tiens. Puis trois quatres albums furent produits avant que le groupe ne s'arrête au début 1980.
Je suis certain que bon nombre d'entre vous sont aussi venus à la musique électronique graçe à un artiste comme Dominique Perrier et son groupe.
Il y a quelques jours donc, il me contactait pour me faire part de la mise en ligne sur un site connu du clip de leur premier album : http://www.wat.tv/space-art, et j'ai même appris que Space Art allait peut-être bientôt sortir un nouveau disque...
Je lui ai proposé de faire une interview, et voici un extrait d'un courriel qu'il m'a envoyé :
"[...] Je passe sur les cours de piano et je rentre directement chez emi (pathé marconi) qui par l'intermédiaire de Laurent Thierry Mieg, directeur artistique de l'époque, m'a fait beaucoup travailler comme orchestrateur. En 73, je suis l'assistant d'Eric Demarsan avec qui je réalise plusieurs musiques de film, dont "section spéciale" de Costa-Gavras.
Nous avions un "placard" avec des claviers (piano-punaises, orgue hammond, mélotron, éminent... Et un jour... l'ARP odyssee. C'est Christophe, le chanteur, qui me l'a fait découvrir. C'était devenu un besoin, à force d'avoir tous ces sons sous la main, de les faire vivre. Après l'enregistrement de "Bahamas", l'album du groupe de Christophe, nous sommes restés, Roger Rizzitelli et moi. Il avait sa batterie montée en permanence à Ferber... On avait le studio à nous ! je baignais jusqu'au cou dans cette ambiance musicale. Et cela s'est fait en 15 jours, avec un Arp odyssee, les percussions du studio, un éminent, et un orgue hammond. Renée Ameline en a assuré le mixage et le mastering.
Il faut que je vous parle de la pochette de cet album. C'est un grand artiste, Gilles Lacombe, qui l'a réalisée, à la gouache. Un mec qui vivait avec toute une équipe de créateurs (dessinateurs, photographes, scupteurs, musiciens, metteurs en scène, monteuses) à Montreuil. Ils squataient un énorme hangar à l'intérieur duquel ils avaient construit un village avec de vraies maisons, enchevêtrées les unes sur les autres. Chacun avait son atelier; il y avait aussi des ateliers communs, je me souviens d'une plante minuscule, filmée au rythme d'une photo par jour, à l'aide d'une caméra sur un rail qui reculait de quelques millimètres par mois, et de cette dent en polystirène de 3 mètres de haut... Bref, un spécialiste du détail, qui a su voir la musique avec son humour et sa poésie .
Ce n'est pas un hasard si je vous en parle, regardez bien ces pochettes, ce sont de véritables œuvres d'art (on aime ou pas...) qui ont contribué aux ventes !
Dès que le disque est sorti il est passé à Europe, et nous avons senti qu'il allait marcher. J'étais un peu fatigué, je me rappelle, après 2 années entières au studio (2 albums de Christophe, un de Bahamas et de nombreux artistes qui passaient...) je me suis sauvé à la campagne !... En laissant la promo qui de toutes façons n'avait pas besoin de moi - je sais ce n'est pas très bien élevé - mais le concept même de l'album m'y obligeait.
Nous avons quand même fait toutes les télés (sous cagoule) le jour ou Carrère, le distributeur m'a retrouvé... en téléphonant dans un café ou je me trouvais à ce moment là...!
Voilà un petit résumé pour l'instant...
À votre disposition pour l'interview...
Bien à vous.
Dominique Perrier le 14 Nov.2006
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