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Au sommaire :

   
 

• Klaus Schulze et Lisa Gerrard : Farscape
Dreams Of My Space... chronique
• Klaus Schulze et Pete Namlook : DSOTM IX
Muting The Noise... chronique

 
     
 

klaus schulze et lisa gerrard farscape

Farscape - Klaus Schulze et Lisa Gerrad

 

.KLAUS SCHULZE & LISA GERRARD : "FARSCAPE I & II"

Penser qu'un jour deux monuments tels que ceux là se rencontreraient...

2 CD "Liquid Coincidence part 1 - 7" (149'00" - SPV Synthetic Symphony - SPV 92622)

Donc c'est avec une approche presque semie-faussée que je reçois avec fébrilité, il y a quelques semaines, le Cd promo du couple le plus inattendu à la scéne du moment. Pour certains la première écoute est une céremonie; moi je choisi de la faire dans mon quotidien, car je suis plus souvent actif dans mon quotidien que céremonial !
Ce ne fut pas la voiture, ma Rover 218 cliquette des (ex-)amortisseurs et autres cylins-blocs nazes. Je réserve l'autoradio à du Rammstein ou encore du Neil Young à fond !
Mais oui c'est bien la pièce du Cosmiccagibi qui fut l'heureuse dépositaire de ces notes, de ce grain particulier. Chaque son, chaque résonnance vocale lêcha les vieux posters des années 70' puis les vinyls vintages, tourbillonnèrent vers les Revox et leur caisse, les vieux Best et autres Rock&Folk. Tous ont eu leur couche de "beauté". Saupoudrés et benis...
La musique tournait, montait, rampait puis se hissait au faîte de cet antre de fanatique.
Et moi au milieu.
Juste cloué.
 
Cela aurait été encore incroyable il y a neuf mois... deux géants ainsi réunis dans la même aventure. Qui aurait même osé l'espérer ?
La grande voix du courant Gothique, celle qui illustra de nombreux films et tant d'autres dans nos imaginaires au détours sombres et moyen-ageux.
Le grand pionnier de la musique planante, le sorcier derrière ses machines, le compositeur allemand à l'univers onirique sans égal.
Deux monstres sacrés assis tous les deux chahutant dans un canapé. Ils viennent de passer deux jours intenses d'enregistrements d'une pure beauté.
Voici, extraites de 5 heures de studio, près 150 minutes rien que pour nous... 
Une ambiance calme et reposante, la juste notion de partage de la musique et de la voix, le dosage professionnel de ce que chacun d'entre eux sait faire le mieux. Un  mixage parfait de Tom Dams. Cela suffit pour un album qui mérite de rentrer dans le Top des musiques évocatrices de grands espaces, de pays imaginaires et de notions sans échelle temporelle.
On se laisse glisser, on ne maitrise plus le reste, ils sont aux commandes. Vous pouvez leur faire confiance.
Un album qui propose tant et tant...
Vous mettrez un petit moment pour revenir sur terre !

 
J'ai écris ce petit texte sur un site connu... il fallait que j'exprime mon plaisir.
Il serait inutile de me confondre en courbettes et autres superlatifs. Alors je vais parler rapidement de ce qui ressort de deux semaines intenses d'écoutes.
Une pure découverte. Parvenir à imaginer des paysages différents de ceux "visités" dans mon imaginaire avec la musique de Klaus et celle de Lisa. Ils étaient souvent immenses et arides, minéraux et gancés de velours pourpres. Ou bien encore verts et similaires aux steppes mongoles. Paysges infinis et ondulés. Immaculés et vierges.
Là une nouvelle palette de couleurs arrive à mes "yeux". Interne et profonde, mais aérienne et volatile aussi. La pochette et le livret traduisent bien l'ambiance générale qui se dégage des  morceaux que nous offent les deux passionnés. D'abord ce gris "mouette" - Ah c'est comme ça que s'appelle cette teinte chez Leroi Merlin - ils sont trop fort les gars qui bossent sur les noms de pots de peinture - ils doivent écouter du Schulze... euh, c'est la couleur de mon salon d'ailleurs, prémonitoire... j'ai un salon Farscape moi ouais !) Donc ce gris mouette est très doux. Le bordeaux du lettrage est repris dans le livret (pile poil la couleur de ma salle d'eau... depuis je ne dis plus "je vais me doucher" mais "je vais farscaper"..). Donc le bon goût semble à l'unisson avec la musique. Très sobre et qui ne se perd pas dans des fioritures inutiles. Le concept de l'objet et parfait (comme ma maison).
Voilà donc un double album excessivement attendu par le bataillon de fans de Klaus Schulze et celui encore plus vaste de fans de Lisa Gerrard et plus vaste encore ceux de Dead Can Dance !
Imaginez le nombre d'auditeurs potentiels pour un seul album.
On peut mesurer que le mariage du summum de la technique maîtrisée et de la voix quasi extra-humaine est très très attendu.

Farscape : Klaus Schulze & Lisa Gerrad

   

 
C'est avec assurance que les deux acteurs peuvent attendre sereins les jugements et les verdicts.
J'ai personnellement un faible pour le disque 2 et ce dès le premier titre, "Liquid Coincidence VI", où l'on rentre dans une ambiance plus noire que toutes celles du premier album.
Un début avec une musique peu abordée par Klaus, j'aime quand il s'amuse à nous servir de l'imprévu... Il semblerait que ce soit en grande partie joué au Waldorf Wave (un gros monstre très puissant). Ambiance rare et épurée jouant de pause de silence, troublante avec en avant la voix grave de Lisa. Puis un sentiment de profondeur extreme... la lumière rejailli de la sequence que Klaus tisse en fond et qui vient pas vagues au devant de la scéne... pour devenir un pur bonheur dramatique.
Le final du morceau trois de ce disque est aussi d'une pure beauté, "Liquid Coincidence VI", lorsque la voix laisse le champs libre à l'expression de Klaus.
En effet il est confirmé que la miss australiene ait demandé de la reverb et Tom Dams l'ingé-son de Klaus a exaucé ses vœux. C'est le Gouffre de Padirac mes amis où le canyon du Colorado niveau reverb. On pourrait reprocher à Lisa de prendre souvent "la parole", mais c'est le but du jeu...
Moi je reprocherais que le tout soit assez positif et calme, je vous disais être en ce moment dans des envies de sons plus sales et plus agressifs. Un duel entre Lisa et le Minimoog aurait été parfait. Non c'est n'est pas un disque de joutes, peut-être viendra-t'il bientôt puisque les deux comparses envisagent déjà de refrayer ensemble pour nous faire une autre pêpite qui ornera l'autel de "la Beauté mise en musique".

Distribué par le Cosmiccagibi ! Voir le cosmiccatalogue..

 
     
 
dreams of my space  

.DREAMS OF MYSPACE : "THANKS FOR THE ADD"

Oui le lien ici vient de Alpha Lyra (Christian Piednoir) et des Nightbirds.
En effet tous les deux figurent sur cette compilation ayant pour motivation première de faire découvrir au commun des mortels qu'il existe un outil incontournable sur internet : Myspace.

CD - Artistes divers et variés - (67'00 - Spheric Music - SMCD 9101)

Alors voilà, Myspace c'est comme une communauté, un groupe de personnes qui s'inscrivent, créent un site et le font vivre, avec des images, des textes, des musiques. Bon nombre de musiciens électroniques sont inscrits sur ce dénominateur commun qui est Myspace. Formidable bordel organisé où certaines pépites brillent dans leur plus profond anonymat.
Robert Schroeder, musicien allemand fort connu qui est dans le milieu de la E.M depuis les années '70 (premier opus- Harmonic Ascendant  en 1979), avec son ami Lambert Ringlage (génial musicien lui aussi) sur son label Spheric Music. Donc tous les deux se sont baladés des nuits entières sur différentes pages Myspace à écouter et chercher le meilleur de la E.M actuelle.
Ils ont relevé un panel assez représentatif de ce qui se fait actuellement.
Puis ils ont contacté rapidement les musiciens Myspacisés qui ont, ou non, adhérés à l'idée de sortir un disque ensemble.
 
Le voici ce disque...
 
Tout d'abord il faut dire que je suis parfois assez distancé de ce qui se fait en musique électronique des origines (Berlin School, West Coast). J'ai bien suivi l'affaire pendant un temps mais j'ai regardé depuis ça d'un œil assez lointain. Je me suis ouvert à d'autres genres, d'autres styles. J'en conclu aimer des sons et des ambiances assez noires et sombres. Ce qui sort de ces 13 morceaux compilés ici semble être bien loin de mes goûts actuels. Un coté assez enlevé, une note douce et des sonorités positives, parfaites, utilisation de nombreux registres gais et clairs. Les sons sont propres, les rythmiques apaisantes ou linéaires. Petit voyage pépère dans ce milieu là.
 
J'ai pris un léger coup de vieux en posant l'oreille dessus. J'ai tant pris de distance avec ce style que ça ?!! ? J'écoute énormement Schulze qui lui est à "à part", j'écoute peu ou pas du Tangerine Dream actuel, j'ai des préferences pour des artistes comme R.M.I ou Steve Parsick. Je trouve les disques de Chuck Van Zyl parfaits, ceux de Steve Roach d'une pure beauté. Je suis fan de Air Sculpture. J'ai eu deux fortes revélations avec les NightBirds et Alpha Lyra qui sont mes poulains chéris.
 
Mais voici que je découvre par le biais de cette compilation des artistes comme Kristallium,  Guido Negraszus, Mac Mavis, VFX Designer, Mc CartonoTron , Nattefrost,  Mc-Honert, Dust Free et A.D.S.R... Jamais entendu parler d'eux alors que je suis un peu dans la partie...
J'ai donc ainsi pu connaitre l'existence d'un artiste fort attachant qui est Kristalium. Lui semble savoir marier les gros sons bien lourds avec une voix féminine. Il y a deux morceaux de lui dans la compil. Le seconde est très Dreamienne et pourrait tout à fait plaire à bien du monde. Une voix trés forte au vocoder qui est soutenue par une nappe parfaite. Kristalium est d'ailleurs trés connu dans ce style de musique... excusez moi là je débarque...
Guido Negraszus propose un morceau trés similaire à du bon Mike Oldfield électronique, une guitare vient discourir sur une trâme des plus New Age qu'il soit. Agréable. Le deuxième par contre est plongé dans de la guimauve couleur Mike Oldfield premier prix de chez Leader.
Mac Mavis lui sait faire tourner les séquences. C'est pas un bleu... ambiance pesante et son très bien mixé, comme tout l'album d'ailleurs. Tangerine Dream et Schulze ont laissés d'énormes séquelles à toute une génération de musiciens. Un style trés "Canyon Dreams" ou encore "Shy People"... bien foutu.
Le coté Kraftwerk est présent avec le bon morceau de McCartnoTron; puis donc Nattefrost qui est rejoint ici sur KopenhAachen par Steve Schroeder lui même. Énergique et speedé.
Mc-Honert et Dust Free sont quant à eux pas bons (à mon goût), clin d'œil à un style branché mi-ambiant jazzy mou du genou et pas que du genoux... à oublier de suite.
Les espagnols de A.D.S.R eux sont tombés dans la soupe has been d'un style Robert Miles (!!!) bien naze. Avec piano reverbé, gros tempo boum-boum, et petit voix de femme super sexy...(sic)
Pour ce qui est de nos amis français Alpha Lyra et Nightbirds selectionnés pour cette participation, j'aurais envie de dire qu'il n'ont pas trop leur place là dessus. La musique qu'ils proposent tous les deux est à l'opposé de celle mise en vitrine ici. Évolutive, riche, complexe, profonde et qui invite à la réflection. Alors que le reste de l'album est du "consommable" agréable.
C'est en effet bizarrement que ces deux morceaux, "Deneb" et l'extrait de "Live Improvisation" (extrait super concentré !),  qui sont choisis ici, font tâche au milieu du reste.
On ressent un décalage total. Noyés parmi les autres il passent le test mais c'est trés bizarre. Comme un décalage.
Nightbirds ne bénéficient que de 3'20 et l'extrait taillé dans la masse du trés bel album "Live at Collège Grandchamp" de 2004 semble du coup étre là pour le décorum; "Deneb" de Alpha Lyra est lui aussi tronqué. Mais c'est moins choquant et le théme a bien le temps de se placer et d'évoluer.
C'est un si beau morceau dans son intégralité que celà relève du massacre...
Dommage que Robert leur ait demandé à tous de proposer un morceau ou un extrait existant plutôt que d'en composer un pour le disque.
Celà aurait été tellement plus harmonieux et intéressant.
 
Ceci dit la demarche est bonne, je suis confiant quand à l'impact médiatique d'une telle idée et j'ai, au final, découvert les sites de chacun d'entre eux sur Myspace. Je saurais sur lesquels passer un partie mon temps, et éviter les autres...

Distribué par le Cosmiccagibi ! Voir le cosmiccatalogue...

 
     
 
Klaus Schulze et Pete Namlook  

.KLAUS SCHULZE & PETE NAMLOOK : "DSOTM XI"

Nous apprenions en Avril, avec grande surprise, la sortie d'un nouveau volet de la série pourtant achevée par une "compilation best off".

CD "The Heart Of Our Nearest Star (Part I to IV)" (56'10" - FAX 08/182)

Série débutée en 1994 et d'une qualité supérieure indéniable. J'ai receuilli lors d'une interview de K.S que ce side-project de Klaus et Peter se terminait au dixième volet. Klaus me confirmait que les ressources maximales du puissant Bigmoog avaient été atteintes par Peter et que tout avait été dit (Enough said !).  
Le Bigmoog fut vendu, il se repose en Suisse aprés un sympathique lifting suivi d'une nettoyage en régle (les suisses sont trés méticuleux et propres).
 
Je dépose la galette argentée sur ma platine...
 
Dés le premier morceau on est dedans, cela démarre sur les chapeaux de roues, donnant l'impression que le bouton "Rec" vient d'être appuyé alors que ça fait 20 minutes que le chaudron sonore bout à gros bouillons. À l'auditeur de chevaucher le monstre en marche. Accumulation de rythmes, de sons, interviention d' une nappe très lourde, super épaisse et majeure vers le tiers du morceau. J'aime cette montée dramatique au possible, ce son envahissant par nappes inéluctables qui vont aller grigonter le spectre musical en son entier.
Sur le deuxième morceau une belle guitare vient doucement chahuter avec des solis et des nappes parfaites. Un vrai rêve de ce que la musique électronique a fait de mieux. Trés connoté 70 's ce morceau est la pièce maitresse de ce volet XI; je me le passe en boucle et encore en boucle et encore... (bref, en boucle).
 
Puis arrive un tout autre style. L'intêret majeur de cet album est le peu de ressemblance entre chaque morceau. Chacun en soi à son caractère et tous semblent ne rien avoir en lien avec le projet DSOTM. Ici c'est trés construit, très maitrisé au niveau composition, très beau aussi. Mais l'on reste sur la très bonne impression du morceau précédent... Le disque se termine par une pièce trés intéressante car elle glisse d'une musique ambiante à des bruits naturels d'oiseaux et d'exterieurs... glissement logique vers le néant, la base.
 
Au final cet un album très très recommandable à mes yeux. Mais il m'assaille de tonnes de questions. Je juge ce volet "batard" sans aucune consonnance péjorative de ma part. Oui, j'ai la forte impression que Peter nous a fait un trés bon recyclage des chutes de morceaux glânés au fil des 14 ans passés à collaborer avec Klaus. C'est un puzzle impressionnant de quatre univers tous differents les uns des autres. Alors que d'ordinaire, un fil rouge, un leitmotiv guidait les 10 premiers volumes, là c'est du style : "j'ai ça oh et ca ,... hum... où est ce que je peux coller ça...". Il me reste à poser la question à Klaus savoir si il en sait plus à ce sujet.
D'un autre coté, je surveille à droite et  à gauche s'il vient à  sortir un DSOM XII. Je le sens bien...
À noter aussi que cet album est uniquement disponible sous sa version 2CD (version normale et version son optimal DTS 5.1 Surround) d'où un certain surcoût.

Hélàs non, je ne le distribue pas...

 
     
 
Muting The Noise  

.MUTING THE NOISE

1 - Mark Pritchard & David Brinkworth : Sentience -
2 - Karma : Kon Tiki
3 - Ame : Doldrums
4 - Henrik Schwarz : Arthur
5 - I:Cube : Nuées Ardentes
6 - Tokyo Black Star : Kagura
7- Stefan Goldmann : Life after Death
8 - Terre Thaemlitz : Get in and drive
9 - Kammerflimmer Kollektief : That's how the light gets in
10 - Koss : Negai
11 - Klaus Schulze : Invisible Musik

CD (87'00 - Innervisions - CD O2)

Oui vous avez bien lu 87 minutes sur un même CD !
C'est une excellente façon d'éviter le piratage: Impossible à copier... les Cd à graver ne sont pas assez longs.
Quel plaisir j'ai à écouter cette compilation du ce tout jeune label berlinois de qualité: Innervision.
Il est certain que ce disque serait passé inaperçu si K.S n'avait pas laissé une trace de son passage de plus de 18 minutes dessus...
Je ne peux bien sûr pas m'empêcher de comparer cet album avec la compilation précédemment traitée au dessus, "Dreams of Myspace"
Un monde, un univers même, sépare les deux styles.
Qu'Alpha Lyra et Nightbirds se retrouvent sur "Muting the Noise" aurait été complètement juste et de bon aloi.
Un : les durées des morceaux originaux sont ici respectées. Deux : la qualité de composition, le contexte, l'argumentaire, le propos sont ici synonymes de qualité, de finesse et de travail. Je vous l'accorde tous les goûts sont dans la nature. Ma nature est définitivement axée sur ce genre là ! Les jeunes artistes présents ici sont eux aussi influencés pas Tangerine Dream et Schulze, mais eux ont su en extraire l'infinie pureté, l'expression parfaite de leur démarche plus que leur gros son et la trâme des sequenceurs.
Alpha Lyra et Nightbirds relèvent de cette catégorie.
 
Mais entrons sans plus tarder dans le vif du sujet qui sera complexe, esthétique et moderne.
La qualité sonore est très bonne. Des réminiscences, des éructations électroniques chères à nos années analogiques. Une balade étrange dans un univers pas plus sombre que celui de l'autre compilation. Mais la profondeur des tonalités et la langueur des thémes sont propices à s'accrocher à une sensation d'isolement plus marquée, plus générale. Je retrouve dans les trois premiers morceaux, d'abord la finesse d'un Vangelis, puis ensuite la répétition d'un Steve Reich et d'une lascivité émouvante d'un "Love on the Real Train" de Tangerine Dream, avec des cordes et des nappes parfaites. Pour le tro!sième morceau de Ame, le théme basé sur trois tons ascendant et descendant, est d'un pouvoir relaxant énorme. Très très dreamien, on pourrait même penser que c'est un plagiat mais de suite la direction est donnée et elle est plus personnelle. Le morceau 4 est un piano très calme, étayé de bruits electroniques, une sorte de ballade répétitive absolument pas mélancolique mais très moderne. Puis un français, Nicolas Chaix qui officie ici sous le nom de I:Cube, nous propose une belle pièce qui tourne parfaitement, toute en tension électrique, avec un gros son de distortion. Il est dans l'écurie du label français Versatile, comme Zombie Zombie !
Sur cet album on retrouve egalement des artistes japonnais comme ce Tokyo Black Star. Très frais, très électronique aussi, effervescent et haut, très haut perché comme le faisait Mike Oldfield au debut '70 avec son Hergest Bridge.
En plage 7 nous voici dans du beaucoup plus étrange, plus sombre, petits bruits samplés de portes de cave, et une électronique épurée pour un titre évocateur, Life after Death. Terre Thaemlitz à la plage 8 distille quant à lui une génial gestion du son avec un frottement assez jazzy d'une caisse claire et l'arrivée lente d'une séquence puis d'un théme grave et cinématographique tout en suggestion d'un son de minimoog plaintif et lointain...
Le morceaux 9 est celui que j'aime le moins, avec une voix feminine, de l'harmonium et de la clarinette. contrebasse et jeux de cords frottées, tout ce que je n'aime pas !
Pour l'avant dernier, le 10, qui est à mon gout très insipide, de la musique d'ascenseur... en panne.
 
Puis passons à Klaus Schulze. Invisible Music, quel beau titre, qui aurait pu aller sur tant de morceaux du solitaire de Oldau. Imaginez 18 minutes, la durée d'une face de vinyl.
Évolution douce d'une ambiance totalement Schulzienne, nappe pleine et tenue, ambiance, sons, timbres... puis évolution de cette masse ondulente et harmonieuse vers des rythmes séquencés, intervention lointaine d'une voix féminine étrange. Le son grossit, s'étoffe, le côté percussif augmente... Intervention d'un fond vocal masculin indéfinissable et étrange... Nous sommes dans la tranquilité et la maturité d'un Euro Caravan de son dernier album, Kontinuum. Puis intervention encore plus lointaine d'une voix de ténor comme dans Dosburg Online ou Tottentag, mais alors très très lointaine. La musique occupant complètement tout le premier plan. Violoncelle du plus bel effet et toujours cette divagation de montées et de descentes lentes... très reposant, très calme, très fouillé et riche à la fois...
 
À noter que le packaging du CD est vraiment beau. Dans un tissu blanc tissé épais immaculé, avec les lettres du titre légèrement renfoncées... il est sublime et surprenant...
 
Nous avions eu recemment un CD dans lequel K.S avait aussi fait un morceau (Sehnsucht de Schiller - n°1 des ventes en allemagne) mais tout ce qui se trouvait être autour de son morceau est vraiment de la mauvaise daube ! Là on peut acheter l'album pour les dix huit minutes de Schulze tout en appréciant le reste du disque.
C'est vraiment pour moi de bien belles découvertes.

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Merci de votre attention et de votre passion. À bientôt!

 
   
 
     
   
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