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Olivier
Bégué
organisateur |
Dites-vous bien
que ce compte-rendu
est rédigé
par moi-même,
qui suis l'organisateur...
Mais c'est le point de vue du "spectateur"
que je mets en avant. |
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Dans le diaporama, en boucle...
Awen - Joël Bernard...
Awen en action
arborant un sympathique T-Shirt,
l'homme est concentré et suit bien son affaire.
Lionel Palierme...
Ah en voici un
qui est heureux !
Est-ce le pantalon et la casquette qui lui font cet effet ?
Nightbirds (Thierry?)...
le frêre jumeau
(Hervé?) se demande si le cuistôt
n'a pas touché les potards avec ses doigts gras...
Bertrand Loreau...
solo de sequencers!
Jean-Christophe Allier...
Enfin, le Voyager!
Olivier Briand...
Qui a dit
que c'était sans parole le musique planante?
CMDM...
Concentré... L'image d'après c'est son guitariste.
Tim Blake...
Avec son joujou dans le dos, Tim Blake,"le père", regarde
les futures générations virevolter sur les bases qu'il a contribué à poser dans les années 70...
Et puis il joue... et il a toujours son aura magique!
Merci Tim
!!!
Dr. Strange...
À donner des frissons!
Mario Schönwalder, Keller & Broekhuis...
Une pêche d'enfer! |
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L'affiche! |
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| Un maître de cérémonie qui sait recevoir! |
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Photos © Christian PIEDNOIR - alpha-lyra.net
(sauf n°19 & 20, © Paul BOUREL) |
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C'est un vendredi que tout commence...
ASSIS DANS L'HERBE ... Après
avoir pris un repas tous ensemble au restaurant nous allions rejoindre le site
du festival où, durant toute l'après midi, les techniciens de Dr. Strange avaient
montés leurs installations.
Jean
Christophe Allier avait installé sa table de mixage et son MiniMoog "Voyager" et il nous
donna un concert tout en douceur. Les spectateurs étaient assis par terre
dans l'herbe... Sa musique calme, en particulier une
belle interprétation de "Fairway" avec un superbe solo
de Minimoog, fut la bienvenue. Dommage que le son n'était pas assez fort à mon
goût et que l'orientation des enceintes holophoniques n'ont pas permis à
l'audience de profiter pleinement de ce concert.
Döktor
Strange lui joua sur la sono du Festival et cela s'entendait. Poussée
plus fort, la musique inonda rapidement les bâtiments environnants, caressés par les jeux de lumière issus du vaisseau spatial d'un Dr Strange à
l'étrange chevelure.
Les
spectateurs se levèrent et entrèrent plus concrètement dans l'ambiance. La
musique tantôt ambiante, tantôt plus nerveuse, collait parfaitement avec les
images diffusées. Je fus alors pris d'un frisson mêlé de grâce et de
contemplation lorsque, étendu dans l'herbe, mon esprit s'évada vers des
contrées inexplorées de l'imagination: je voyais cet immense bâtiment de béton de
verre et d'acier "glisser " littéralement sur le tapis nébuleux d'un ciel étoilé, traversé d'étoiles filantes. Le seul point de repère était la musique et ses
fluctuations saccadées qui donnait à ce tableau une
filiation humaine. Décollage garanti ce soir là... La soirée se terminait tranquillement et... relativement tard pour la plupart d'entre nous, alors trop heureux d'être ensemble et de pouvoir parler de notre passion.
Un samedi inoubliable
LES CONCERTS EURENT LIEU À L'HEURE! Awen, véritable orfèvre du synthé, débuta les festivités dans la salle "Space is green" avec sa musique
très inspirée par les années 70. C'est à une très
bonne entrée en matière que nous avons eu droit: "Withches
Trance". Ambiance psychédélique avec les jeux de lumières d'Olivier Briand, trance
répétitive, chœurs Wagneriens surplantés par un tempo lourd,
analogique, vintage et bien sûr du plus bel effet.
Nos
petits Nigthbirds était censés être prêts dans la salle "Bigmoog"
pendant que Awen faisait sa performance.... Raté il y avait un problème de son
avec le sub de graves...
Ce fut donc à Lionel Palierne de commencer son concert. Quel
plaisir ce garçon! Il nous delecta de sa musique assez proche de celle de Manuel
Göettsching, avec tout autant de délicatesse, de tact et d'emphase. Le jeu
guitaristique parfait, les sons lancés aux claviers, les nappes et les solos. Un
grand pied. Pensées aussi du coté de Terdje Ripdall avec le froid scandinave (et
surtout le coté Jazz que je ne supporte pas en moins). Véritable délice,
humilité, joie et communion, voilà qui résume cette heure durant laquelle on
voyait que Lionel était alors aux anges, comme émerveillé lui même par sa
musique.
Cool
les Nightbirds avaient tout bien réglé ce coup
ci. Décollage
immédiat pour l'hyperespace, pour des contrées lointaines et cinématographiques,
couplé à des ambiances lourdes. Le "tout analogique" des frêres jumeaux plait
énormément. Nos Toulousains ont cassé la baraque! Ils avaient amenés avec eux un
matériel très impressionnant, qu'ils maîtrisent, et c'est tout bonus pour le
spectateur. Un
support visuel confectionné par eux, sorte de turgescences nuageuses projetées sur un
écran, complétera le spectacle, toujours dans une
chaleur torride ! Ils
avaient marqués le festival de l'année 2004, et malgré le fait que Thierry était
bien malade (je l'accompagnais aux urgences le lendemain), leur second spectacle
en terre libournaise laissa des traces.
Aprés
s'étre rafraichis au bar, servis par deux
ravissantes Barmaids, Marie et Louise, nous étions de retour dans la salle "Space is
Green" pour profiter pleinement du concert de Bertrand Loreau. Comme à son habitude Bertrand nous fit entrer
dans son univers tendre, à fleur d'émotions. Le public trés discipliné
écoutait posément l'un des actuels chefs de file français de cette musique.
Bertrand, avec humour, ses
machines toutes programmées, quitta même un moment ses instruments pour afficher un poster ou était inscrit Solo de Sequencers. Le plus drôle
étant de le voir se démener à scotcher le bazar sur le mur! Certaines
sonorités de ses morceaux étaient presents dans le puissant set qu'il nous
proposa !
Puis
il fut 20 heures, déjà le feu du barbecue allait bon train, une odeur douce et âcre
inondait le lieu, mélange de sarments, de poivrons, d'échallottes et de
canard... et la table était mise! Mais! Pas
le temps de digérer ou de faire une petite balade que dejà les synthés
virtuels d'Olivier Briand nous attiraient comme des sirènes
irrésistibles. Début
de soirée très axée années 70 aussi... Au top de sa forme et avec l'intention
d'en découdre avec je ne sais quel adversaire imaginaire, Olivier entra
dans l'arène, véritable gladiateur de la M.A.O. Prodige
des sons, il est dans son élément et rien ne lui plaît
d'avantage, rien de l'exterieur ne semble l'atteindre. Il en découdra jusqu'à
la dernière note, le dernier soupir de séquence! Parfait
!
Aprés
the Olivier Briand Live Show, on espèrait se
reposer les sens dans un autre ambiance. Ce fut parfaitement le cas avec Christophe Martin de Montagu (CMDM) accompagné d'un ami
guitariste trés fort et trés discret quand à son image. Chistophe joua sur un
gros synthé Korg Karma d'une richesse de timbres impressionnante. Sa musique trés claire
allait nous reposer, nous restructurer pour le reste de la soirée qui ma fois
n'était pas prête d'être terminée. Je fus trés touché par la belle qualité de jeu de
Christophe sur laquelle le guitariste venait poser ses notes
subtiles.
Requinqués
et repus de bonnes vibrations, nous étions fin prêts pour la suite; du
moins le pensions-nous car c'est sur le registre émotionnel que
le reste de la soirée se joua. Dès
les premiers accords, son timbre de voix calé, le lutin cosmique TIM
BLAKE - Moonweed (chiendent lunaire) nous coupa la chique! Réduits à
l'état de pantins désarticulés, tels les rats guidés par le fifre du
menestrel, nous étions tous à la merci de ce
barde du 21ème siècle. La
salle était littérallement collée à ses moindres gestes, attentive et hyper
réactive à ses differrents styles. Que ce soit une bourrée électronique ou de la
chanson française nous étions pendus à ses claviers. Miracle! Une colonne
d'émotion montante, palpable, émergea de toute part, comme posée sur
les frèles épaules de Tim, flottant au-dessus de la
scène. Cette émotion se répendit en cascade pour venir lécher de ses rayons
lunaires chaque personne présente. Et de l'enrober, de la lover sans
plus la quitter vraiment. Tim
nous gratifia de reprises de Hawkwind puis en vint à ses classiques. Les
inconditionnels reprenaient chaque parole, les novices doucement pris
d'émotion faisaient masse avec la salle. On entend souvent parler de communion dans la musique. Ce concert fut la preuve
concrète que cela est possible. Tim
était lui aussi était submergé par l'émotion qui allait crescendo. Bien des
images ont du lui passer en tête, avec un passé aussi riche et qualitativement
aussi chargé mes amis, comment ne pas faire ses propres flash-back? Nous
étions tous UN, unis dans la musique et transportés par l'émotion, aucun de nous n'avait plus de réel contact avec le sol ou sa chaise
quand Tim s'échappa... quitta la scène sans mot dire. Trop d'émotions!
Conscient
de mon rôle, et bien qu'un peu épuisé, je pris
le micro pour remercier Tim (mais les mots sont souvent vains) pour
finalement laisser place à une vague de petits sanglots... Difficile
après un tel évènement de reprendre le cours de la soirée. La salle que Tim
venait de quitter était comble. Elle se vida avec difficulté. D'ordinaire les
festivaliers "glissaient" logiquement vers le bar mais là chacun voulait voir
Tim, le toucher de la main... Tim
ragaillardi était dans le couloir donnant sur le parvis du collège. Il arborait
un sourire et n'avait qu'une envie: jouer avec sa soucoupe volante en
plastique. Toute la journée il l'avait trimbalée et fait voler au-dessus de nos
têtes et la soucoupe n'avait plus de piles... Il céda donc à la pression et s'immergea dans un bain de foule, une douce malice dans les yeux! Merci Tim ! Merci Philippe !! Bizarre
n'est ça pas? Voilà un gars qui toute la soirée de la veille, puis toute
la journée de ce samedi et son début de soirée, avait gravité avec nous,
évolué, râlé, mangé, discuté avec nous... il avait vaqué à des occupations
"terrestres" en somme. Nous lui apportions de l'attention mais il faisait
partie du commun des mortels, avec ses faiblesses et ses
qualités... Et
voilà qu'une heure de concert intense lui rendait instantanément cette aura magique de STAR! Moi
j'étais là un peu "cassé" et je regrettais l'espace d'un instant le manque cruel
de spectateurs, je vous ai un peu maudits vous les absents. Pas pour
le coté financier (plaie d'argent n'est pas mortelle, dit-on) mais pour avoir raté
ça! Oui pour avoir raté ça! Ce Festival... Le
ciel était plein d'étoiles et je l'ai contemplé un moment, seul,
après cette journée folle et speed et en plus... pas finie... "Justement
cela aurait été très bien de terminer sur TIM " me suis-je dit... mais
nos teutons étaient là et prêts à nous assommer! |
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"Messieurs
et Mesdames (elles n'étaient hélàs pas nombreuses), merci
d'accueillir chez nous ces musiciens venus du pays de la musique Électronique: l'Allemagne". Nos
trois amis arrivèrent avec chacun une boule lumineuse en main. Mario
Schönwälder, costaud, immense, avait Obélix sur son t-shirt, normal... Detlef
Keller, plus petit et plus svelte, c'était
Astérix. Bas
Broekuis avait choisi le barde, Assurancetourix! La
lumière fut faite sur leur monticule de matériel. Impressionnante impression de
"déjà vu" dans notre mémoire collective avec Tangerine Dream.Tout
tend à nous rappeler l'âge d'or de ce groupe mythique. Le placement
des musiciens: Keller
à gauche pour Froese. Bas
au milieu pour Franke à la rythmique. Et
Mario à droite pour Baumann. Imparable! Et
les sets qu'il jouèrent confirmèrent cette inéluctable liaison. Pur
plaisir concentré. D'abord le son très clair et peu poussé qui allait monter et
progresser lentement. Base rythmique impressionnante et bonne humeur. Detlef Keller est très fort et semble mener la barque galactique; Mario
lui le relait en solos parfaits tandis que Bas, en vrai
percussionniste, donne tout le jus des fûts éléctroniques!
Le
deuxième set rentre dans le vif du sujet. Mario va quitter sa nef électronique
pour se ruer en solos avec son clavier en bandoulière et,
tel un Guitar Hero, va se déchaîner devant nous. Toujours
très humoristiques, ils sont entraînants, heureux comme des gosses d'être
là et de se donner à fond. Il est deux heures du mat, ils ont parcouru 1500
bornes, sont arrivés à 6h30 du mat ont attendus 8h30 que je me lève pour
les conduire à leur hôtel. Ils ont dormis dans leur camionette pleine jusqu'à la
gueule. Ils ont pris des coups de soleil mortels au repas de midi (aidé par le
rosé bordelais glacé...) mais il sont là à fond les potards et Bas rejoint Mario
couché par terre pour des solos effrénés de Drum stick et Roland! Unique!!!
Status Quo en trance, Rossi et Parfitt n'auraient pas fait mieux! Et le set suivant sera de la même énergie. Mais c'est
au cours du 4eme et dernier set que la surprise fut immense. Dans un morceau très séquencé et Dreamien scintilla peu à peu une petite phrase musicale,
de plus en plus précise... Personne n'en était réellement certain, mais si, pourtant, c'était bien... Ludwig II von Bayern de Klaus Schulze!
Ce tempo donné au violoncelle, la trame dramatique, l'orchestre, le thème... Cela joué sur un registre très Tangerine Dream, une rapidité d'exécution
fantastique, des clin-d'oeil entre Detlef et Mario, une connivence parfaite. Un vrai mix de Ludwig joué dans l'esprit de Coldwater Canyon de "Encore"! Mortel!
Puis le
rideau tombe sur ce concert unique en France... C'était leur premier passage en
Gaule. Finish
ahurissant. Le public en trance, debout sur les chaises, dansant au fond de la
salle! Énorme! On
se ne couchera que vers 6h30 harasés et zombifiés (quel
adjectif... le seul qui aille). |
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Et le dimanche...
AU MENU DU MIDI, UN GRAND COUSCOUS! À peine levé, je m'activais pour finir
de cuire la sauce de mouton, faire gonfler la semoule, préparer les
merguez, deléguer une équipe de cuisson spéciale. Mais aussi lancer le Blind
Test qui eut lieu peu aprés le petit dej' vers 11 heures. Pas toujours trés
frais, les festivaliers ont bien joués le jeu. Olivier Briand et Yannick Edom (Darklion) ont organisés ça d'une main de
maitre. J'y
étais pas je ne peux pas vous dire qui a été le meilleur! Des petits groupes de gens s'étaient composés, au gré des affinités, et tous se retrouvèrent pour un bœuf improvisé
dans la salle "Space is Green" où Awen à la basse, Olivier aux claviers et Lionel à la pedal
steel guitare nous firent planer sur une musique issue des bas fond londoniens
des années 68/70, trés psychée, inspirée par Pink Floyd. Improvisation totale, avec
des errances hawkwindienne, mais aussi des œillades vers les vieux Black
Sabbath. Reposant et énergisant. Deux sets de 40' et 50' qui sont partis
s'envoler dans les airs car il n'existe pas d'enregistrement à ma
connaissance. Puis
tout le monde repris le chemin du retour, nous n'étions plus q'une poignée
d'irréductibles ce dimanche soir. Aprés un bon repas dans un resto chinois,
nous allions refaire le monde sous le préau du collège!
Voilà,
j'ai mis une semaine pour me remettre de toutes ces émotions, de la
fatigue accumulée... Je
passe tous les jours sur le site puisque j'y habite et le plaisir m'inonde. Le
souvenir de tant de bons moments passés avec les artistes et les festivaliers
est encore vif! Les
deux salles sont restées comme le dernier jour, rien n'a bougé, comme figé sur
une photo. Le Pompeï de la musique Electronique! |
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