cosmiccagibi
 
 
.l'aventure Rubycon! Suite et fin? page 1 / 2  
 
 
rubycon 9

Vol. 9 - Fév. 96
24 p., 40 ex.

Assad Debs
Le révélateur
de la musique électronique en  73

Faust
Hawkwind essai
Stockhaussen

rubycon 10/11

Vol. 10/11 - Juil. 96
48 p., 70 ex.

Soft Machine
Kraftwerk
Cluster
Neu!
G.R.M.

Numéro parfait! Gros pavé qui occupe bien le lecteur.

A Leap in the Dark - Un saut dans l'inconnu
rubycon 12

Vol. 12 - Nov. 96
28 p., 80 ex.

Iannis Xenakis dos.
Lettre ouverte
aux TECHNO-crates

essai
De l'orgue
au synthe
survol

Numéro... bizarre.

rubycon 13

Vol. 13 - Juil/Nov. 97
32 p., 70 ex.

Art Zoyd dos.
Yello
Dead Can Dance
The United States
of America

Fin de la première saison.

rubycon 14

Vol. 14 - Mars 98
170 ex.

1970

Allemagne
Klaus Schulze
Conrad Schnitzer
Albums phares

White Noise

rubycon 15

Vol. 15 - Juin 98
36 p., 120 ex.

1971

Vol au-dessus
des albums allemands

Dossier OHR
...

rubycon 16

Vol. 16 - Nov. 98
40 p., 130 ex.

1972

Le survol...
... continue...

     
  Dans la cour des "grands"  
  Passé la période “experimentale” de notre aventure, et avec un effectif changé, nous entrions dans la période “cours des grands” qui dura jusqu'au départ de Pascal en Juillet 1997. Période riche émotionnellement et humainement. Tout ce que peut recéler de fort une démarche bénévole: Donner !
Moult interviews, des très bons dossiers à foison, des lecteurs émules et nombreux, des voyages, des fiestas... Nous avons accueilli jusqu'à 32 personnes dans mon appartement un été! Les gens dormaient dans les couloirs ou sur les lits de l'infirmerie (j'habite dans un ancien collège). Toujours ce besoin que nous avons de nous retrouver... (voir les Close Encounters)
Nous allions créer en Juillet 1995 une association loi 1901 pour “légaliser” un peu nos activités. Nous étions alors tentés d'appeller l'assos Cosmic Internationale Association (CIA), mais, “bizarement", cela nous fut refusé... Ce fut finalement A.I.C., une résonnance un peu sectaire à notre goût mais tant pis.
L'assos ne permis jamais d'obtenir d'aide de la part de l'État, mais nous avions à présent une raison sociale et des bases afin d'organiser des manifestations futures.
Quelques personnes vinrent soutenir financièrement notre projet, des lecteurs se firent connaitre d'au-delà les frontières: la Suisse avec Alain C., la Belgique, le Canada, l'Afrique et même le Japon (j'ai conservé l'enveloppe de la lettre). Nous passions sur le grill des “sommités” de ce mouvement musical et progressif: Christian Descamps, Paul Sauvannet, Assaad Debs (à qui Rubycon doit tant et plus encore), Christian Richet, etc... Des amitiés vont naître, des relations se créer, des mauvaises expériences aussi.
 
  “A leap in the dark...”  
  La frénesie d'écriture ne cessa pas... je m'équipais en 1995 d'un P.C. (le même que j'utilise aujourdhui... oui oui...). J'apprenais à utiliser Publisher par le biais de stages (un cuistot qui part en stage Publisher n'a choqué personne au boulot!). Je simplifiais mon travail de dentellier “as du découpage” en celui du gars qui se démerde comme il peut avec ses nouveaux outils.
Une mise en page plus claire et plus logique, c'est vrai, mais nous perdions aussi un peu de la magie de fin de bouclage sur le coin de table de Copyfac, avec nos tubes de colle et nos ciseaux... J'entends encore nos cris “Merde ! la page douze n'a pas de titre et le numéro 25 s'est barré, regarde dans la voiture...”. Grands moments d'angoisse! Mais nous avions gagné en qualité de travail.
Très motivés par les relations fréquentes avec notre "maître à penser" Klaus Schulze, nous décidions alors Dominique et moi d'écrire un hors série sur "Lui". Pascal ne participera pas ou très peu à ce projet, n'appréciant que modérement la musique de Schulze.
Au final un travail de fourmi, mais que je tenais absolument à écrire pour rendre hommage à cet artiste. J'avais abordé seul les dossiers de Tangerine Dream et Mike Oldfield, restait Schulze, évidemment, mais je ne me sentais pas capable de faire ce travail sur une dizaine de pages... Nous entamions alors la trâme de ce projet. N'ayant aucune expérience en matière journalistique, je commençais une collaboration très étroite avec Dominique. Une fois l'article rédigé, nous avons publié sur pré-commande une soixantaine d'exemplaires de ce “A leap in the dark...”, devenu depuis une publication culte du fanzinat et une pièce rare de Ebay ! Oui M‘sieurs dames !
“A leap in the dark...” devint plus tard, en 2001, “Un saut dans l'inconnu...” que Dominique Roux a repris dans le fond et dans la forme pour l'écriture de son livre.
 
  L'aventure continue  
  Puis un jour, sans crier gare, l'un des membres fondateurs majeurs, mon ami avec qui j'échangeais les petits mots les après-midi de 1993, Pascal décida de quitter à son tour le fanzine, un peu aussi son bébé. Ses raisons étaient personnelles et je n'en découvrais la teneur que plus tard. Trop tard. Cela n'aurait pas eu lieu s'il m'avait fait part de ses raisons dès le départ.
Malgré ce contre-coup, je voulais continuer l'aventure, prenant les rênes et rassuré par la présence de Dominique à mes cotés.
Nous laissions un vide “Rubyconien” de plus de 10 mois, les lecteurs avides d'infos et accros à ces pages me taraudaient de questions, m'engueulaient presque. Nous allions rebondir ! Nous hésitions Dominique et moi à renommer le zine : Ricochet - ce qui aurait été logique vis à vis des albums de Tangerine Dream et aussi dans l'idée, nous avions bien “ricoché” à cette épreuve non?
Finallement nous restions Rubycon, contre vents et marées! Et je reformatais l'ensemble du zine en lui maquillant la face par des artifices... nouveaux lettrages, mais nouveau concept aussi.
 
  L'ère de la maturité  
 

Dans un esprit un peu plus encyclopédique, plus suivi, comme un feuilletton, nous allions aborder la décennie 70 année par année. Le numéro 14 de Mars 1998 paru avec la pochette de Electronic Meditation et le gros chiffre 1970 ! Belle couv. !
Rubycon entrait dans l'ère de la “maturité et du savoir” (tout est relatif...). La réaction à cette nouvelle parution de Rubycon new look n°14 fut un franc succès auprès des lecteurs assoiffés et livides commes des zombies. Ils se jetèrent sur ces revues sans retenue. Sans égaler la quantité de lecteurs du n°7, sur Ange, nous atteignimes cependant des sommets! La distribution fut de 220 exemplaires!
Mis en confiance par une telle réussite, liée à cette nouvelle chronologie, c'est avec plaisir et volupté, harmonie et sérénité, que nous fîmes les n° 15 et 16 (respectivement sur les années 1971 et 1972). De nombreux collaborateurs nous y aidèrent et je tiens aujourd'hui encore à les remercier Alain Lamri, Miles Derek, Frédéric Maréchal, Damien Serpault, Fabien Enreille, Thierry Janas, Alain Champo, Patrice Gatto et Bruno Christen. Merci!

Hélàs, à l'aube de 1999, mon histoire personnelle prit une tournure difficile, qui demandait toute mon énergie. N'étant alors plus en mesure de poursuivre la publication de cet enfant chéri, je mettais moi-même un terme à cette belle et grande aventure. Ce fut une décision difficile, mais je suis certain d'avoir fait le bon choix.

 
  Et du fond du cœur  
 

Merci à tous ceux qui ont été nos lecteurs, nos soutiens... Merci pour votre passion, et votre patience.
Merci aux artistes, au temps consacré, à Assaad Debs et Klaus Schulze notamment.
Merci à la Musique en général.

 

 
  “Nous participons tous de la création: nous sommes tous rois, poètes, musiciens, il n'est que de nous ouvrir comme des lotus pour découvrir ce qui était en nous”  
  Henri Miller  
  l'équipe Rubycon  
 
     
   
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